Quand le riz est rare et incertain,
Hauts plateaux, Madagascar
Sa maman a travaillé depuis le lever du jour dans la rizière, il l’a
accompagnée… tous les journaliers mangent ensemble dans la maison de la
famille qui les ont embauchés.
Il attend ce repas avec impatience ...
...grâce à Andry, je suis invitée. Il a connu cette famille quand il était chauffeur de camion lors d’une panne à proximité du village. Ils l’ont accueilli pour dormir et lui ont offert le riz. Depuis, il ne les oublie pas…
Le tarif de la journée de travail à repiquer le paddy, est de 10 000
ariarys (2, 80 euros) non négociable. Ce qui peut être négocié c’est la
quantité de riz offerte au repas partagé.
Sa maman et lui auront tout ce que peut contenir une assiette.
Il n’en peut plus à la moitié, mais il va se forcer et ne pas laisser
un grain, les autres convives non plus.
Très souvent, quand la saison des pluies tarde, quand les cyclones
ravagent tout, la disette les obligent à manger les grains gardés en
semences… puis les ventres restent creux … Dures
périodes de disette…
Quand ils ne sont pas aux champs, ils
fabriquent des petits gâteaux de farine et d’eau mêlés, ils les mettent
en sachets soudés à la lampe à pétrole pour les vendre… on leur en
achète 10 chapelets d’une douzaine de paquets… et on n’emporte que la
moitié, il fallait bien trouver une astuce puisqu’ils refusaient qu’on
paie ce repas de riz imprévu.
Un moment émouvant, une rencontre…
impressionnante.
Ce petit ne perd pas un grain de riz, ne sourit pas, manger est une affaire très sérieuse, que sera son prochain repas, combien de riz restera avant la prochaine récolte ?
Après le repas :
Josépha qui l'accompagne, après sa dure journée aux champs






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